La place de la France, en termes de parc installé raccordé au réseau
Elle est, comme pour le solaire thermique, très loin de la tête du peloton.
Une installation « intégrée » en toit-terrasse de 4 000 m², de type « moquette » a droit à un reportage sur M6, un parc solaire de 1 MWc, installé à la Réunion, fait la une de la presse spécialisée.
Avec 10 MW annoncés le 24 août 207, la future centrale photovoltaïque de Narbonne, à construire par EDF Energies Nouvelles, fait figure de géant.
Tout est relatif : 10 MWc représentent 4 éoliennes de la nouvelle génération. Le plus grand champ solaire installé est allemand avec une puissance est de 48 MWc. Aux Etats Unis, le premier énergéticien de la côte ouest installe une un centrale solaire thermoélectrique de 533 MW. Une tranche de nucléaire représente 750 MW.
Les installations de moquettes solaires, se chiffrent par multiples de 10 000 m², aux Etats Unis. Les projets de parcs solaires en Espagne sont innombrables, et se comptent en unités de 5 MWc.
Le parc PV installé, en France métropolitaine, ne représentait à fin 2006, que le 1/300ème de celui de l’Allemagne qui, comme chacun sait, est un pays très ensoleillé. Certes, si on ajoute les DOM TOM, nous ne sommes plus qu’au 1/35ème de l’Allemagne.
Ce pays, leader mondial, a commencé en 2000, plus tôt que tout le monde, après la décision de sortir du nucléaire et l’instauration d’un tarif d’achat du kWh, irrésistible. Il a entre temps développé une industrie puissante, et créé beaucoup d’emplois.
La France va décoller car nos tarifs sont désormais compétitifs, mais notre tissu industriel, à quelques exceptions près, ne fait pas (encore) le poids. 90 % des modules installés en France jusqu’ici, ont été produits hors du territoire national !

2008 sera l’année internationale de la Terre, a déclaré l’ONU. Et la première semaine d’avril, en France, sera celle du Développement Durable. Même si à Science Frontières, c’est tous les ans l’année de notre petite planète bleue, et toutes les semaines celle du Développement Durable, nous avons centré cette 24ème édition (eh oui, le Festival aussi est durable !) sur notre rapport à la Terre. Interrogeons-nous sur ce que nous sommes capables de construire pour assurer notre adaptation à un monde qui change.Posons-nous la question sur notre capacité à changer, à aller à l’encontre de nos penchants naturels pour la facilité, à nous adapter. Comment de venir un Terrien modèle ? Un individu peut-il radicalement changer ? Et 6 milliards d’individus tous ensemble ? Après « Homo Sapiens », n’est-il pas temps de faire émerger « Homo Durabilis », une espèce en voie d’apparition ? Finalement, quoi de neuf, demain, pour la planète ?